Ousmane Ly

eHNA Profile

  • Qu'en est-il des priorités de l'Afrique en matiére de cyberSanté pour 2015?

    La cybersanté en Afrique progresse lentement. Et c’est une bonne chose. Comme le disent les Ashanti, « personne ne teste la profondeur d’un cours d’eau en y sautant à pieds joints. Alors, que nous réserve le fleuve de la cybersanté pour 2015 ?

    Au moins trois courants majeurs sont observables. L’un est l’investissement dans les ressources africaines, afin d’appuyer et de promouvoir les opportunités qui sont offertes en matière de cybersanté en Afrique. Les deux autres sont la m-Santé, et les leçons que proposent les autres continents en termes de cybersanté à grande échelle.

    De nouvelles applications de m-Santé font sans cesse leur apparition dans nombre de pays, comme eHNA a pu le documenter à plusieurs reprises. Une tendance qui devrait se poursuivre, de sorte que les pays d’Afrique peuvent à la fois se laisser porter par le courant et le diriger. Ils peuvent établir un budget pour la m-Santé, afin d’identifier les applications de m-Santé contribuant à améliorer la santé des patients et l’offre de soins, et en acheter davantage. En même temps, ils peuvent contribuer au développement de leurs propres entreprises de m-Santé nationales, dont les produits peuvent aller d’un large éventail d’appareils de m-Santé portables pour la santé et de suivi, aux systèmes de triage et d’aide à la décision clinique (ADC) dans les services d’urgences (SU) et autres services hospitaliers. La m-Santé est associée aux soins de santé.

    Pour déployer un budget de m-Santé, la décision a besoin d’un contexte stratégique, les pays ont donc besoin d’une stratégie de m-Santé. Ceci permet de fixer les priorités en termes d’investissement dans la m-Santé pouvant se traduire dans leurs budgets.

    Pour permettre une cybersanté à grande échelle, des stratégies explicites, fortement ancrées dans la stratégie de santé, sont essentielles. Elles permettent de spécifier les priorités et l’échelle de la cybersanté, ainsi que les normes, les architectures, l’interopérabilité et les efforts analytiques qui y sont associés.

    Un défi de taille est la conversion des stratégies en action. Les communications de l’eHNA consacrées aux leçons des autres continents montrent que les exigences des utilisateurs, la fonctionnalité, la cybersécurité et l’approvisionnement sont tous des composantes de l’e-Santé qu’il est difficile de réaliser avec succès. Des exemples tirés de l’expérience américaine quant aux dossiers électroniques médicaux indiquent souvent que les médecins y consacrent plus de temps que ce qui est initialement envisagé, et la cybersécurité est aussi un défi majeur. Les pays d’Afrique ne peuvent se permettent d’y sauter à pieds joints, par conséquent, des analyses de cas rigoureuses étudiant les options et solutions en termes de rentabilité, d’accessibilité et de risque sont essentielles quand les pays ne sont encore que sur les berges du cours d’eau, afin d’élaborer des stratégies et des plans de mise en œuvre.

    L’enregistrement des naissances et des décès reste un défi permanent. L’e-Santé à grande échelle exige que chaque citoyen soit identifié. Un enregistrement efficace, complet et précis est essentiel, par conséquent, des initiatives sont nécessaires afin de pouvoir progresser sur cette voie.

    Le Centre Africain d’Excellence pour la Cybersanté (Acfee) dispose d’un programme pour 2015 appuyant ces initiatives, notamment de meilleures connaissances sur le développement de la cybersanté dans les pays d’Afrique et l’appui au développement des ressources humaines.

    L’Acfee prévoit une nouvelle publication de l’eHNA en février, incluant l’accès à la base de données de connaissances de l’eHNA, dont le contenu continuera à être développé, à mesure que l’équipe rédactionnelle de l’eHNA aura davantage d’expériences et d’événements relatifs à la cybersanté à ajouter au contenu de la base de données. Plus tard au cours de l’année, des applications d’e-apprentissage seront accessibles en ligne, avec des formations qui seront développées au cours de l’année et au-delà. Les premiers sujets couverts seront les études de cas en cybersanté, les normes, l’approvisionnement, la cybersécurité et l’évaluation économique et financière.

    Le cadre de l’Acfee pour évaluer l’impact de la cybersanté en Afrique viendra les étayer, et devrait être diffusé par étapes au cours de l’année 2015.

    Le soutien au développement du leadership dans la cybersanté, un élément essentiel à la réussite, viendra étayer ces développements. Ses deux principaux thèmes sont les soins de santé et l’appui aux startups de cybersanté. Ceci créera une passerelle pour le leadership dans la cybersanté, qui reliera et appuiera les startups de cybersanté. Un défi clé pour nombre de pays en 2015 pourrait être de ne pas chuter.

  • Le ministére de la Santé du Mali a recours � la technologie dans son combat contre Ebola

    Depuis février 2014, l’épidémie d’Ebola fait rage en Afrique de l’Ouest, les autorités nationales émettant des déclarations officielles depuis mars. C’est la première fois que l’Afrique de l’Ouest est touchée par la maladie. L’épidémie actuelle se développant de la Guinée à la Sierra Leone et au Liberia voisins, et s’étendant au Nigeria et au Sénégal, les communautés africaines sont confrontées à la plus grande crise de ce type enregistrée, avec plus de 8 300 cas signalés et plus de 4 000 décès. L’OMS a récemment annoncé que si des mesures draconiennes n’étaient pas prises pour juguler la propagation, l’Afrique de l’Ouest pourrait devoir faire face à 10 000 nouveaux cas par semaine d’ici décembre. L’épicentre de l’épidémie se situe entre le sud de la Guinée, le nord du Liberia et le nord de la Sierra Leone.

    Le tout premier cas de fièvre hémorragique a été rapporté en 1976 en République démocratique du Congo, alors Zaïre. En définitive, quelques 318 cas avaient été détectés, avec un taux de mortalité de 88 %. D’autres épidémies d’Ebola se sont produites au Soudan, au Gabon, en Ouganda et dans divers autres pays, mais aucune des épidémies précédentes n’est comparable à l’échelle de ce que nous vivons actuellement en Afrique de l’Ouest.

    Vu la nature extrêmement contagieuse du virus, la proximité de l’épicentre de l’épidémie et l’intensité des échanges socio-économiques, la maladie pourrait très bien s’étendre au Mali et à d’autres pays africains voisins. C’est la raison pour laquelle les États membres et les partenaires de l’OMS ont organisé une réunion d’urgence en juillet pour engager des discussions sur les façons d’enrayer la transmission du virus en Afrique de l’Ouest. Suite à cette réunion, le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publiquedu Mali (MSHP) a décidé de renforcer ses actions de prévention et d’intervention, notamment par l’introduction de divers outils numériques.

    Toute les informations officielles sur la gestion de l’épidémie sont disponibles sur le site internet du MSHP. Ces informations sont disponibles depuis le signalement du premier cas en Guinée. Celles-ci sont également relayées sur la page Facebook officielle du MSHP et d’autres médias sociaux, les rendant accessibles à 10 000 utilisateurs au Mali.

    Depuis l’apparition du virus Ebola dans les pays voisins, le ministère de la Santé français, via l’Agence nationale pour la télésanté et l’informatique médicale (ANTIM), n’a négligé aucun effort pour informer et éduquer la population sur les façons d’éviter la pénétration de la maladie sur le territoire malien.

    En plus de toutes ces mesures, des numéros Verts, Oranges et Malitel ont été mis à la disposition de la population malienne pour fournir plus d’informations et répondre aux questions concernant le virus Ebola. En complément, un système de communication dédié exclusivement aux agents de santé travaillant sur Ebola a été mis en place, du nom d’Ebolaphone.

    Le système d’alerte électronique sur Ebola est une application développée pour les téléphones portables, et permet d’obtenir en temps réel des données de suivi sur Ebola et sur toutes les maladies à potentiel épidémique. Cette application est une interface d’affichage numérique appelée Système numérique d’information sanitaire intégré (SNISI) et est installé sur les téléphones des responsables des Systèmes d’information sanitaire au niveau du District. Il est intégré à la mise en place de la Surveillance et réponse des maladies intégrées (IDSR, Integrated Disease Surveillance and Response).

    Les pays africains peuvent tirer de nombreuses leçons de l’expérience du Mali. Il est essentiel qu’une réponse fonctionne et ne détourne pas de ressources destinées à d’autres priorités sanitaires.

  • Mali's MOH uses technology in their fight against Ebola

    The Ebola outbreak has been raging through West Africa since February 2014, with national authorities making formal announcements since March. This is the first time that West Africa has been hit by the disease. With the current epidemic spreading from Guinea to neighbouring Sierra Leone and Liberia, and extending into Nigeria and Senegal, African communities are facing the largest outbreak ever recorded with well over 8,300 cases reported and more than 4,000 deaths.  The WHO has recently announced that if drastic measures are not taken to curb the spread, West Africa could be facing 10,000 new cases a week by December.  The epicentre of the epidemic is between the south of Guinea, northern Liberia and northern Sierra Leone.

    The first ever case of haemorrhagic fever, was recorded in 1976, in what was then Zaire, and is now the Democratic Republic of Congo. Eventually some 318 cases were detected, with a mortality rate of 88%. Other outbreaks of Ebola have occurred in Sudan, Gabon, Uganda and various other countries, but none of the previous outbreaks compare to the scale we are now seeing in West Africa.

    Given the highly contagious nature of the virus, the proximity of the epidemic focus and intensity of the socio-economic exchanges, the disease could easily spread to Mali and other neighbouring African countries. This is why WHO, Member States and partners organised an emergency meeting in July to discuss ways to stop transmission of the virus in West Africa. Following this meeting, Mali’s Ministry of Health and Public Hygiene (MSPH) decided to strengthen its prevention and response, including the introduction of various digital tools.

    All official information about the management of the outbreak is available on the MSPH website. The information has been available since the first case was reported in Guinea and is relayed to the MSHP official Facebook page and other social media, making it available to more than 10,000 users in Mali.

    Since the onset of the Ebola virus in neighbouring countries, the French Ministry of Health through the National Agency for Telehealth and Medical Informatics (ANTIM) has spared no effort to inform and educate the population to avoid the penetration of the disease on Malian soil.

    In addition to all these measures Green, Orange and Malitel numbers have been made ​​available to the people of Mali to provide more information and answer questions regarding the Ebola virus. This is complemented by a dedicated communication system exclusively for Ebola health professionals called Ebolaphone.

    The electronic alert system for Ebola is an application developed for mobile phones that allows real-time trace data for Ebola and all diseases of epidemic potential. This application is a digital display interface called Digital Integrated Health Information System (SNISI) and is installed on phones responsible for Health Information System at the District. It is integrated into the implementation of the Integrated Disease Surveillance and Response (IDSR).

    According to an article in BBC NEWS, the UN has made another urgent appeal for funds to help fight Ebola. The UN chief said a $1bn trust fund he launched in September has received just $100,000 (£62,000) so far. The UN is calling on countries to pay up, especially those that have the finances to do so.

    Responding to modern epidemics needs eHealth. There are many lessons for African countries to learn from Mali’s experience. It’s essential that response work  doesn’t take resources away from other healthcare priorities.

  • La mSanté soutient le couple mére-enfant au Mali

    Les taux de mortalité infantiles et maternels du Mali comptent parmi les plus élevés du monde. Ils s’élèvent à 196 pour mille personnes et 464 pour cent mille naissances vivantes. En moyenne, huit femmes meurent chaque jour de complications de la grossesse. La réponse du Ministère de la Santé consiste notamment en l’utilisation de la téléphonie mobile pour renforcer le système de santé en faveur de l’unité dédiée au couple mère-enfant et pour améliorer le système de santé national en général.

    Le développement du secteur des communications du Mali a contribué à la fourniture d’une plateforme de soutien. Le parc mobile a été multiplié par 14 entre 2005 et 2011, atteignant plus de 10 millions fin 2011. Le Mali est passé de la 12e place sur 14 pays au sein de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) à la 8e place, et de la 41e place en Afrique sub-saharienne à la 28e.

    Aujourd’hui, nous tweetons, nous envoyons des SMS et nous sommes sur Facebook. Nous vivons l’avènement incontestable des médias sociaux dans nos vies quotidiennes et l’expérience internationale montre que les TIC, particulièrement la mSanté, peuvent contribuer au développement harmonieux de nos pays.

    C’est pour cette raison que le Ministère de la Santé du Mali, via l’Agence nationale de télésanté et d’informatique médicale, a déployé des infrastructures de flotte mobile de plus de 600 téléphones mobiles, mis à disposition des agents de santé au niveau périphérique pour soutenir les services de santé. Les projets incluent Pesinet pour le paludisme, Médimobile et d’autres projets pilotes.

    Les projets prévoient notamment le suivi de la santé d’enfants de moins de 5 ans et un meilleur partage d’information sur les décès maternels et infantiles. Entre janvier 2012 et mars 2013, 11 décès maternels et 162 décès infantiles ont été signalés, 73 % d’entre eux à domicile et 27 % dans des structures de santé. Plus de 24 000 cas de paludisme chez les femmes enceintes ont été rapportés, dont 670 décès : 522 enfants de moins de 5 ans, 145 enfants de plus de 5 ans et 3 femmes enceintes.

    Une amélioration significative d’environ 91 % a été observée en termes de précision et d’intégralité des données, en comparaison avec les données issues du Système national d’information sanitaire dont le taux équivalent est d’environ 40 % et qui n’utilise pas encore la mSanté.

    Le ministère de la Santé du Mali cherche à étendre ces résultats positifs et est un partenaire clé du projet conjoint OMS-UIT concernant l’utilisation de la mSanté pour les maladies non-transmissibles. Des maladies comme le diabète, les cancers du sein ou du col de l’utérus, le contrôle de l’hypertension artérielle en lien avec d’autres maladies cardiovasculaires, la prévention des crises aiguës de drépanocytose et d’asthme pourraient toutes bénéficier de la mSanté pour améliorer la prise en charge des patients, renforcer les capacités des professionnels de la santé et mettre les bonnes informations à la disposition des autorités sanitaires pour assurer des décisions prises sur des bases factuelles. Ceci constitue la marche à suivre pour tous les pays en développement.

    En dépit de résultats positifs, des défis persistent. Les ressources financières sont limitées, la gestion du changement est difficile et des problèmes importants d’interopérabilité entre les divers plateformes technologiques existent. Le Mali n’est pas le seul pays confronté à ces difficultés et valorise la collaboration visant à enseigner et à partager ses expériences pour saisir les opportunités croissantes en télésanté et mSanté en Afrique.

  • mHealth supports mothers and children in Mali

    Mali’s infant and maternal mortality rates are among the highest in the world. They’re 196 per thousand people and 464 per hundred thousand live births. On average eight women die every day from pregnancy complications. Part of the Ministry of Health’s response is the use of mobile phones to reinforce the health system in favor of the mother and child unit and to improve the National Health System generally.

    The development of Mali’s communications sector has helped to provide a platform for support. Mobile customers increased 14-fold between 2005 and 2011, reaching more than 69%, million by the end of 2011. Mali went from 12th out of 14 countries in the West African Economic and Monetary Union (WAEMU) to 8th, and from 41st in Sub-Saharan Africa to 28th.

    Today, we tweet, we send SMSs, and we are on Facebook. We experience the indisputable advent of social media in our daily lives, and international experience shows that ICTs, especially mHealth, can help countries’ harmonious development.

    This is why Mali’s Ministry of Health, through the Telehealth and Medical Informatics National Agency, deployed a mobile fleet infrastructure of more than six hundred mobile phones, available to health workers in the periphery to support health services. Projects include Pesinet, for malaria, MédiMobile, and other pilot projects.

    The projects include monitoring the health of children below the age of 5 and better information sharing on maternal and child deaths. Between January 2012 and March 2013, 11 maternal deaths and 162 child deaths were reported, 73% of these at home, and 27% in health facilities. Over 24,000 cases of malaria in pregnant women were reported, with 670 deaths:  522 children below the age of 5, 145 children over 5 years of age, and 3 pregnant women.

    There is a significant improvement of about 91% in data accuracy and completeness compared to data from the National Health Information System that has an equivalent rate of about 40% and doesn’t use mHealth yet.

    Mali’s Ministry of Health is keen to extend these positive results and is a key partner in the joint WHO-ITU project on the use of mHealth for Non-Communicable Diseases (NCD). Diseases like diabetes, breast or cervical cancer, hypertension control related to other cardiovascular diseases, prevention of acute attacks in sickle cell and asthma could all benefit from mHealth, to improve care for patients, strengthen the capacity of health professionals, and make the right information available to health authorities to ensure decisions are based on evidence, is the path for all developing countries.

    Despite the positive results, challenges remain. Financial resources are limited, managing change is difficult, and there are substantial interoperability issues between the various technology platforms. Mali does not face these challenges alone and values collaboration to learn and share its experiences for the benefit of Africa’s rapidly expanding eHealth and mHealth opportunities.

  • National eHealth strategies crucial for universal health coverage and MDGs 4 and 5

    In Dakar, Senegal on 28 October 2013, an international three-day workshop at TerrouBi Hotel reviewed developing national eHealth strategies. It was jointly organized by the International Telecommunications Union (ITU) and the World Health Organization (WHO), and  aims to facilitate the development of comprehensive eHealth strategies using the National eHealth Strategy Toolkit developed by the WHO and ITU.

    The Commission on Information and Accountability for Women’s Health and Children (CoIA) was created in January 2011 to encourage further commitment to the health of women and children and ensure that resources are spent as efficiently as possible to save lives. One of CoIA’s ten recommendations is to “encourage innovation through information technology and communication (ICT) for accountability.” The WHO and the ITU both support this recommendation.

    In many countries, the integration of ICT in health systems is incomplete and must be planned at the national level to ensure that existing resources are used optimally and that these technologies provide a solid basis for investment and innovation. A national eHealth strategy supports health development and strengthens health outcomes. It also plays an important role in implementing CoIA recommendations.

    Dr Diarra Nama, Senegal’s WHO representative, and Mr Diadié Touré, from the ITU Regional office for West Africa opened the workshop. They acknowledged the great progress made on the continent, emphasizing the use of mobile technology to expand the reach of health information and services. They officially presented the jointly developed National eHealth Strategy Toolkit.

    For many African countries, eHealth remains challenging. eHealth programmes are often implemented in a fragmented manner due to lack of national strategy. The workshop provided participants from French speaking African countries such as Burkina Faso, Ivory Coast, Cameroon, Madagascar, Mali, Mauritania, and Senegal with the relevant tools to address this. The Toolkit is a comprehensive and practical guide that all governments can adapt for their specific contexts. In Senegal the development of a national eHealth strategy has already begun, but the workshop has strengthened the on-going process and its outcomes.

  • African eHealth experts at the IT4UHC Conference

    Learning from other countries is always a good idea. The Information Technology for Universal Health Coverage Conference (IT4UHC), hosted by the Asian eHealth Information Network (AeHIN), wash support from the World Health Organization, GIZ, PhilHealth and KOICA, attracted several African eHealth experts. The conference was from the 27-29 September in Manila, Philippines.

    The conference addressed a wide range of topics for the effective use of ICT in support of universal health coverage. It drew on the knowledge of emerging, and soon to-be-developing social health insurance schemes, and leveraged the south-south approach to capacity building by sharing of experiences in Asia and Africa alike.

    African participants from Ghana, Kenya, Nigeria and Mali were present, many of who are members of the Joint Learning Network for Universal Health Coverage (JLN). JLN is a unique practitioner-to-practitioner learning network connecting low- and middle-income countries to encourage and facilitate learning from one another’s successes and challenges of implementing UHC, jointly solve problems, and collectively produce and use new knowledge, tools, and innovative approaches to accelerate country progress and save time and effort on common challenges.

    IT4UHC’s aims are:

    1.  Encouraging policy debate on implementing UHC strategies with ICT both internationally and nationally; promoting strategic thinking on using and building regional networks on ICT for UHC, capitalizing on existing ones such as AeHIN and the Joint Learning Network
    2.  Sharing regional experiences on planning, implementing, and operating ICT for social health insurance, including challenges faced and lessons learned during the different levels of envelopment
    3. Exploring needs, contributions and actions regionally for impact in countries to harmonize development and support.

    These are valuable goals for countries using and developing health insurance.